Enfant, on me fit visiter, en Autriche, une mine de sel souterraine.
Je me souviens de la descente vertigineuse dans un tobogan en bois.
Nous étions munis de gants très épais pour freiner
notre descente. Je me souviens de mon excitation à la découverte
de ce lieu.
Cinquante ans plus tard, des amis
d'Auvers-sur-Oise me proposèrent de venir chez eux dans l'espoir,
que mes mondanités, aux "Rencontres Photographiques d'Arles",
m'aideraient dans ma carrière. Lâchement, j'ai fui, le
plus souvent possible, car il y avait près de chez eux ces lieux,
qui me permirent de retrouver la même excitation, en plus intense
encore. L'obscur devenait clair. Je les remercie de m'avoir donné
la possibilité de pouvoir faire l'école buissonnière
et, je peux le dire, d'y avoir pris tant de plaisirs.